vendredi 15 août 2008

Tête à tête avec Simon Galiero























Simon Galiero a toujours rêvé de faire du cinéma. Après avoir réalisé plusieurs courts métrages, il a obtenu le prix du meilleur court métrage pour son film Notre prison est un royaume au dernier gala des Jutra. Il est actuellement en tournage pour son premier long métrage

Tête à tête avec Simon Galiero

PAR SAMUEL PRADIER

Q Est-ce plus compliqué de faire un long métrage qu’un court?

En fait, j'ai toujours eu de la misère avec l'écriture des courts métrages. Je trouvais que ça m'empêchait d'utiliser toute ma créativité. Il y a un espace-temps que je maîtrise moins bien. On peut développer davantage les personnages dans un long métrage.

Q Cela change-t-il quelque chose à la gestion du tournage?

Ça ne change rien, sauf que le tournage se déroule sur plus de jours. Il ya aussi une production plus complexe, parce qu'on travaille avec des comédiens qui sont membres de l'Union des artistes. Il faut être un peu plus préparé que lorsqu'on fait un film entre amis. Mais, finalement, c'est un peu la même chose.

Q Que t’a apporté le prix Jutra récemment reçu?

Sur le plan professionnel, pas grand-chose. Ça ne fait pas longtemps que je l'ai reçu et je n'ai pas encore soumis de demandes de financement ou de bourses. Il y a peut-être eu une évolution dans le regard de certaines personnes en ce qui concerne mon travail. Je trouvais le fun d'avoir gagné ce prix, d'autant plus que le court métrage pour lequel on l'a remporté a été fait totalement «en indépendant». Ça nous récompense de nos efforts.


Q Quelle est la difficulté principale pour un jeune cinéaste qui veut s’imposer dans le milieu?

Faire des films pour les bonnes raisons, en supposant qu'on ait une vision assez forte et qu'on soit suffisamment arrogant pour déterminer qu'il y a de bonnes et de mauvaises raisons. Mais il faut parfois être arrogant. Et je me réfère souvent à une lettre que Bernard Émond avait adressée aux jeunes réalisateurs. En résumé, il disait: «Faites des films pour les bonnes raisons, sinon faites autre chose.» Je pense que c'est le principal problème aujourd'hui, bien avant les difficultés d'argent ou de distribution.

Montréal, 7 JOURS, par Samuel Pradier, 15 août 2008


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